« Chennai est la capitale de l’État du Tamil Nadu, dans l’Inde du Sud. Elle s’appelait « Madras » jusqu’en 1996. Située sur la côte de Coromandel au bord du golfe du Bengale, c’est une grande métropole culturelle et économique qui compte environ 11 503 000 habitants (en 2022). Chennai est la sixième ville d’Inde et forme la quatrième agglomération urbaine du pays. Établie en 1688, son administration municipale — la Greater Chennai Corporation — est la plus ancienne d’Inde et la deuxième plus ancienne au monde après Londres. La ville possède un grand port ainsi que Marina Beach, l’une des plus longues plages de sable de l’Inde. »
Patrimoine Architectural Indo-Sarracénique
Le style indo-sarracénique combine des éléments des architectures moghole, hindoue, gothique et victorienne. Chennai possède la plus vaste collection de ces édifices :
- Le Palais de Chepauk(1768)
- La Haute Cour de Madras(1892)
- La Gare Centrale de Chennai(1873)
- Le Senate House (Université de Madras)
Chennai est surnommée le « Détroit de l’Asie », elle produit à elle seule plus d’un tiers des voitures en Inde et une immense partie des composants automobiles du pays.
- Le berceau des constructeurs mondiaux
La région de Chennai regroupe des usines géantes de géants internationaux comme Hyundai (qui y possède sa plus grande usine hors de Corée), Renault-Nissan et BMW.
- L’empire de la moto : L’ancrage légendaire de Royal Enfield
Pour les amateurs de deux-roues, Chennai est indissociable de Royal Enfield, la plus ancienne marque de motos au monde toujours en activité.
« Quatrième agglomération urbaine du pays et grand port sur le golfe du Bengale, Chennai est un centre mondial de la musique carnatique et du bharata natyam. C’est dans cette ville qu’a vécu dans la deuxième partie de sa vie et enseigné le grand maître de yoga Sri T. Krishnamacharya, et le quartier historique de Mylapore en constitue le cœur ancien.
Saint Thomas (Tʾōmā en araméen), l’un des douze apôtres de Jésus de Nazareth, est profondément associé à l’histoire de la ville. Selon la tradition, il serait venu en Inde pour évangéliser la communauté juive locale, établie sur les côtes de l’Inde du Sud. Il serait mort en martyr à Madras en l’an 72, transpercé par une lance sur une colline appelée aujourd’hui le mont Saint-Thomas. Un sanctuaire y a été édifié, faisant du lieu un important site de pèlerinage pour les chrétiens.
Chennai est également célèbre pour sa cuisine traditionnelle du Sud de l’Inde. La ville regorge de restaurants populaires réputés pour leur rapport qualité-prix exceptionnel. Les plats emblématiques incluent les dosas(fines crêpes croustillantes), les idlis (gâteaux de riz fermenté cuits à la vapeur) ainsi que le sambar (un ragoût de lentilles relevé de piments, de graines de coriandre et d’épices).
La métropole s’impose enfin comme un pôle culturel majeur, célèbre pour :
- La musique carnatique: Ce genre classique met l’accent sur la structure et l’improvisation à travers le râga (cadre mélodique) et le tâla (système rythmique). À l’inverse, la musique hindoustani du Nord privilégie l’expression et le sentiment. Les visiteurs affluent en masse en décembre et janvier lors de la célèbre Madras Music Season, un festival de musique carnatique presque centenaire.
- Le Bharata natyam: Cette danse classique sacrée revêt une dimension religieuse et propitiatoire. La tradition attribue son invention au dieu Shiva (représenté sous les traits du roi de la danse, Nataraja) et à son épouse Parvati. De nombreuses institutions de premier plan y enseignent cet art, à l’image de la prestigieuse Fondation Kalakshetra.
- Son cinéma: L’industrie cinématographique en langue tamoule, mondialement connue sous le nom de Kollywood.
- La Société théosophique: Le district d’Adyar abrite le siège mondial de cette organisation qui encourage l’étude comparée des religions, de la philosophie et des sciences. »