Maṇḍapa ou Mandapam (dans le sud de l’Inde) मण्डप : terme d’architecture qui désigne un porche, un pavillon ouvert ou une grande salle hypostyle précédant le sanctuaire principal d’un temple hindou, jaïn ou bouddhiste. Cet espace intermédiaire sert de lieu de transition entre le monde extérieur et le cœur du temple (garbhagṛha). Il accueille les fidèles pour la prière, les rituels publics, la méditation, la danse et la musique sacrée.
Dans les grands complexes monumentaux, le maṇḍapa prend parfois la forme de halls grandioses dits « à 100 piliers » ou « à 1000 piliers », où le nombre de colonnes est effectivement très proche, voire supérieur à ces chiffres. Ces piliers monolithiques sont richement décorés et sculptés de représentations de divinités, de figures mythologiques et d’animaux fantastiques (yalis).
L’architecture sacrée et le plan au sol
Le plan au sol respecte rigoureusement les proportions et l’alignement cosmique dictés par les traités d’architecture traditionnels, les Vastu Shastras et Shilpa Shastras. Un temple hindouiste s’organise généralement selon un axe linéaire (souvent Est-Ouest) qui matérialise le passage du monde profane au monde sacré.
La progression typique s’articule ainsi :
- L’entrée du temple.
- L’ardha-maṇḍapa : le porche ou l’avant-hall (ardha signifie moitié).
- Le maṇḍapa : la salle principale de rassemblement.
- L’antarāla : le vestibule de transition.
- Le garbhagṛha : le saint des saints, la partie la plus intérieure et la plus sacrée du temple, dont l’accès est généralement réservé aux prêtres (pujaris).