- Karagam : le pot en cuivre, en laiton ou en terre cuite.
- Attam : la danse.
- Kudamado Koothu : Les textes de la littérature classique tamoule et dévotionnelle (comme le Nalayira Divya Prabandham) décrivent parfois le dieu Krishna sous les traits du danseur au pot sur la tête (Kudamadu Koothan).
- Hallisaka ou Dandarasaka : Dans les traités de théâtre et de danse de l’Inde ancienne rédigés en sanskrit (comme le Natyashastra), les danses folkloriques basées sur l’équilibre d’objets ou les formations de groupe partagent des structures similaires avec le Hallisaka.
- Ghatam / Kumbha : Si l’on devait traduire littéralement le concept en sanskrit, Karagam (le pot) correspondrait aux mots Ghaṭam (घट) ou Kumbha (कुम्भ), faisant de cette pratique une forme de Ghada Nritya (danse du pot).
Dans la tradition, cette danse se divise en deux catégories :
- L’Aatta Karakam : Exécuté pour le divertissement, il symbolise la joie et la célébration populaire.
- Le Sakthi Karakam : Exécuté exclusivement dans l’enceinte des temples comme une offrande spirituelle et un rituel pour appeler la pluie.
- En Karakattam : Le danseur doit se concentrer sur un point précis devant lui sans ciller. S’il déplace son regard de manière chaotique, le pot (Karagam) tombe instantanément. C’est une application stricte de la concentration visuelle yogique.
- En Karakattam : La conscience du danseur est entièrement projetée sur le sommet de son crâne et sur le centre de gravité du pot. L’esprit ne peut pas divaguer ; la moindre distraction mentale brise l’équilibre physique. La danse devient une véritable méditation en mouvement (Dhyāna).
- En Karakattam : Placer le pot sacré (qui incarne l’énergie de la Déesse) précisément sur ce point focalise l’énergie vitale (Prāṇa) vers le haut. Le rituel physique stimule symboliquement et énergétiquement ce centre de conscience supérieur.
- Le danseur doit activer intensément Mūla Bandha (le verrou racinaire) et Uḍḍīyana Bandha (le verrou abdominal), deux contractions essentielles en yoga pour verrouiller l’axe central du corps.
- La respiration doit être parfaitement fluide et rythmée, s’apparentant au contrôle du souffle (Prāṇāyāma) afin d’éviter les mouvements brusques de la cage thoracique.