Bhārata Natyam भरतनाट्यम्

भरतनाट्यम्

Le Bharata Natyam est un art de la danse classique de l'Inde du Sud, originaire du Tamil Nadu. Lié aux traditions religieuses des temples hindous, cet art ancien a été revitalisé au XXe siècle grâce à Rukmini Devi Arundale, fondatrice de l'institution culturelle Kalakshetra à Chennai.

Le Bharata Natyam est un art de la danse classique de l’Inde du Sud, originaire du Tamil Nadu. Lié aux traditions religieuses des temples hindous, cet art ancien a été revitalisé au XXe siècle grâce à Rukmini Devi Arundale, fondatrice de l’institution culturelle Kalakshetra à Chennai. 

C’est une danse essentiellement soliste. Le mot Bhārata est composé de trois syllabes : Bha (bhavan / expression du visage), Ra (ragam / musique) et Ta (talam / rythme), suivis de Natyam (danse). Il s’agit de l’une des danses traditionnelles les plus anciennes de l’Inde.

Cette danse était pratiquée à l’origine par les devadasis (danseuses des temples) comme offrande aux divinités. Elle exprime les mythes hindous et les courants du shivaïsme, du vishnouisme et du shaktisme à travers des postures codifiées. Elle fut interdite sous la domination britannique, mais resta autorisée dans le comptoir français de Pondichéry. La tradition a été sauvée au début des années 1930 par Rukmini Devi Arundale, qui fonda une école de renommée internationale, le « Kalakshetra », situé au sud de Chennai (Madras). 

Les caractéristiques de cette danse :

Elle repose sur la précision des gestes des mains (mudra(s), les expressions du visage (abhinaya) et le rythme des pieds. L’apprentissage demande de nombreuses années d’effort physique et mental pour maîtriser l’équilibre et la coordination.

Les devadasis, dès leur plus jeune âge, ces femmes étaient consacrées aux temples hindous lors d’une cérémonie symbolique de mariage avec la divinité. De ce fait, elles recevaient le statut de Nityasumangali (« toujours de bon augure »). N’étant jamais soumises au veuvage (puisque leur époux divin était immortel), leur seule présence portait chance lors des rituels et des grands événements sociaux comme les mariages.

Pendant plus de dix siècles, les devadasis ont été l’élite intellectuelle et artistique féminine de l’Inde du Sud. Elles étaient les seules femmes éduquées à maîtriser : 

  • Le chant et la musique carnatique.
  • La littérature et la poésie en plusieurs langues.
  • L’art de l’expression théâtrale (abhinaya) et les mudra(s).

Dans une société patriarcale, la communauté des devadasis fonctionnait selon un modèle matrilinéaire unique. Elles possédaient une autonomie totale : 

  • Gestion financière: Elles recevaient des terres libres d’impôts (maniyam) et des dotations des rois et des temples pour leurs services.
  • Transmission de mère en fille: Les femmes transmettaient l’art chorégraphique et l’héritage matériel à leurs filles. Leurs fils devenaient souvent musiciens ou maîtres de danse (nattuvanars)

Mahabalipuram, Festival de Danse Classique Indienne
Mahabalipuram, Festival de Danse Classique Indienne

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L'Institut · Bruxelles

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À l'Ashtanga Yoga Institute, ces mots ne restent pas sur la page : ils se vivent, souffle après souffle. Nous transmettons l'Ashtanga traditionnel à Bruxelles depuis plus de cinquante ans, dans la lignée de Sri K. Pattabhi Jois — chaque posture ajustée individuellement, même en cours collectif. Ici, on ne lit pas le yoga : on le pratique, accompagné.