L’idli (ou idly, इद्ली) est un petit gâteau de riz et de lentilles salé, cuit à la vapeur. Originaire du Sud de l’Inde, c’est l’un des petits-déjeuners les plus populaires, sains et consommés du pays. Ce mets est très apprécié dans la cuisine indienne du sud. Ces galettes salées ont généralement un diamètre de 5 à 7 cm.
Les idlis, sortes de petits pains de riz, sont fabriqués à base de riz et de lentilles fermentées, cuits à la vapeur, puis servis avec une sauce épicée (sambar) et un chutney de coco. C’est un aliment complet, souvent considéré comme l’un des aliments les plus sains au monde.
La préparation traditionnelle de l’idli repose entièrement sur une méthode ancestrale de fermentation naturelle.
- La pâte : Elle se compose de deux ingrédients principaux, généralement dosés selon un ratio de 3 pour 1 : du riz étuvé (idli rice) et des lentilles urad dal (lentilles noires décortiquées, devenues blanches). On y ajoute parfois quelques graines de fenugrec.
- La fermentation : Le riz et les lentilles sont trempés séparément, mixés, puis mélangés pour reposer pendant 8 à 12 heures. Cette fermentation décompose les amidons, ce qui rend l’idli très léger et particulièrement facile à digérer.
- La cuisson : La pâte fermentée est versée dans des moules à idli spécialisés (des plaques perforées en acier), puis cuite à la vapeur pendant environ 10 à 15 minutes.
L’idli a une texture spongieuse, très moelleuse et un goût délicatement acidulé grâce à la fermentation. Comme il est neutre en bouche, il s’accompagne toujours de sauces et condiments relevés. En Inde, l’idli est considéré comme un modèle de nourriture saine. C’est un plat naturellement sans gluten, végétalien (vegan), riche en protéines et pauvre en graisses.
Dans la littérature ancienne
- Le Vaddaradhane (920 apr. J.-C.) : Ce texte classique en langue kannada, écrit par le savant jaïn Shivakotiacharya, contient la toute première mention écrite du plat sous le nom d’Iddalige.
- Le Manasollasa (1130 apr. J.-C.) : Cette encyclopédie monumentale en sanskrit, rédigée par le roi Someshvara III (de la dynastie des Chalukya), évoque le plat sous le nom d’Iddarika.
- Le Periya Puranam (XIIe siècle) : Ce grand texte religieux tamoul, qui narre la vie de poètes et saints shivaïtes, fait également référence à l’idli.
- Les poèmes de Saint Ekanatha (XVIe siècle) : Dans la littérature marathi, le saint poète Ekanatha mentionne l’idli parmi d’autres douceurs populaires, montrant que le plat s’était diffusé bien au-delà de sa région d’origine.
Dans la littérature contemporaine
Dans les romans modernes, en particulier ceux qui se déroulent en Inde, l’idli sert d’ancrage sensoriel pour évoquer le quotidien, la nostalgie ou la culture du Sud du pays. Chez les auteurs indiens anglophones comme R.K. Narayan ou Arundhati Roy, l’idli et ses accompagnements reviennent régulièrement pour recréer l’ambiance matinale typique du Sud de l’Inde.