Athanase d’Alexandrie, dit le Grand (298-373), fut un patriarche d’Alexandrie, un ardent défenseur de la divinité du Christ face à l’arianisme et l’auteur de la célèbre Vie d’Antoine qui popularisa le monachisme.
La querelle au sujet de la Trinité, engendrée par ses positions durant le IVe siècle, a durablement influé sur le christianisme en contribuant à en définir le symbole de Nicée-Constantinople, tandis que l’arianisme est devenu, pour les nicéens majoritaires, l’archétype de l’hérésie.
Parmi les Pères de l’Église antique, Athanase est surtout retenu comme un théologien passionné de l’incarnation du Logos, le Verbe de Dieu qui, comme l’exprime le Prologue du quatrième évangile, « s’est fait chair et a habité parmi nous » (Jn 1, 14).
« Le Verbe de Dieu s’est fait homme pour que nous devenions Dieu ; il s’est rendu visible dans le corps pour que nous ayons une idée du Père invisible, et il a lui-même supporté la violence des hommes pour que nous héritions de l’incorruptibilité.»
— Athanase d’Alexandrie, Sur l’incarnation du Verbe (54,3).
Il est l’auteur d’ouvrages théologiques majeurs :
- Sur l’Incarnation du Verbe
- Vie de saint Antoine, qui a popularisé le monachisme en Occident.
- Lettres festales (328 – 373), également appelées lettres « pascales ».

Athanase à la rencontre de saint Antoine
À la mort de Saint Antoine, Athanase, qui l’a connu, recueille de nombreux témoignages et s’attelle à écrire sa biographie. Le livre rencontre rapidement du succès, est traduit dans plusieurs langues (latin, arménien, copte, éthiopien, syriaque) et se diffuse dans tout l’Empire. C’est l’un des textes les plus influents du christianisme et certainement l’ouvrage le plus connu et le plus lu d’Athanase.
Grégoire de Nazianze fait l’éloge d’Athanase qui, pendant l’un des multiples exils qu’il a subis, a séjourné parmi les moines du désert, présentés ici comme les vrais « philosophes ».