Ce terme formé du préfixe négatif « a » (sans) et du nom « anta » (la fin, la limite), signifie sans fin ou sans limite, éternel ou infini. Ananta, c’est le Serpent Cosmique, le Naga (serpent de la mythologie indienne) sur lequel repose Viṣṇu.
il est aussi appelé Ādi Śeṣa ou Shesha.
Dans la philosophie du Yoga : Le terme apparaît dans les textes anciens pour parler de la « concentration sur l’infini ».
C’est le nom d’une posture latérale « Anantāsana », la posture de Viṣṇu couché.
Dans les Yogasūtrani de Patañjali, le terme Ananta apparaît de manière très ciblée pour décrire l’état d’esprit idéal lors de la pratique des postures physiques (āsana). Il est mentionné au chapitre II, verset 47.
» prayatna-śaithilya-ananta-samāpattibhyām »
YS II.47
Il signifie que la perfection ou la maîtrise d’une posture (āsana) s’obtient par le relâchement de l’effort et par la méditation sur l’infini.
- La posture ne doit pas être maintenue par la force ou la contrainte rigide, mais par la suppression des tensions inutiles.
- En laissant le corps stable et détendu, l’attention se porte sur l’immensité de l’espace ou l’infini, ce qui libère l’esprit des distractions corporelles.
- Ce verset (YS II.47) complète le précédent (YS II.46) « sthira-sukham āsanam », la posture doit être stable et confortable) en expliquant précisément comment y parvenir.