Dans les Yogasūtrani de Patañjali, dhyāna (ध्यान) est le septième membre de l’Aṣṭāṅgayoga (le yoga à huit membres). Ce terme signifie étymologiquement « méditation » ou « contemplation », bien qu’il soit souvent traduit par « méditation profonde » ou « absorption ».
Il existe de nombreuses techniques de méditation qui aident le débutant à entrer en contact avec son intériorité, telles que la méditation Vipassana, le Zazen, les méditations actives d’Osho, ainsi que les approches tantriques, bouddhistes ou yoguiques. Cependant, au sens ultime, la méditation n’est pas une simple technique : elle est une compréhension et une prise de conscience de notre nature réelle. Méditer signifie « être témoin », c’est-à-dire observer les pensées, les émotions et les sensations sans jugement. C’est un processus de désidentification de l’ego et de déconditionnement du mental. La méditation permet de s’extraire du flux des pensées pour entrer dans un état de silence profond, proche de ce que la psychologie ou la philosophie nomment la vigilance ou la pleine conscience.
La première apparition documentée du mot dhyāna remonte environ au VIIe siècle av. J.-C. dans les Upanisad (notamment la Chāndogya Upaniṣad).
Pour Patañjali, dhyāna est l’évolution naturelle de la concentration (dhāraṇā). L’esprit se focalise de manière continue, un flux que le pratiquant stabilise notamment grâce à la maîtrise du souffle (prāṇāyāma) et au retrait des sens (pratyāhāra). Cette étape s’intègre dans la pratique globale de l’Aṣṭāṅgayoga.
Voyageant à travers l’Asie, le mot dhyāna a évolué phonétiquement pour donner naissance aux termes :
- Chán en Chine
- Seon en Corée
- Zen au Japon