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Viparyaya

c’est un terme sanskrit qui signifie, selon les Yoga Sūtra de Patañjali, la connaissance viciée ou le jugement erroné fondé sur les sens au moyen de la perception d’objets qui semblent être réels mais non basé sur leur nature véritable. C’est un des cinq Vṛtti  dans ce système philosophique. Viparaya est de cinq sortes qui sont :

  • avidyā : l’ignorance; la non connaissance, la connaissance viciée
  • asmitā : le sens du « je » ou l’égoïsme;
  • rāga : la passion;
  • dveṣa : l’aversion ou la haine;
  • abhiniveśa : l’attachement à l’existence.

Arubathumoovar

festival dédié aux 63 saints Shivaïtes (Nayanmars) qui se déroule en Mars-Avril à Chennai. Une fois par an, les statues sont transportées dans un cortège coloré, riche en guirlandes de fleurs, musiques et chants dans les rues de Mylapore. Cérémonie de l’Arati (Puja) tous les 5 mètres, offrandes et prasad(s) sont distribués, l’Inde vivante dans ses traditions, à voir…

Vinyāsa

Le terme Vinyāsa vient de :

  • Vi = fait avec intelligence, de manière spécifique, avec sagesse…
  • Vid = savoir (Vidya, la connaissance)
  • Vinaya = discipline et humilité. L’art de ne pas blesser les autres ou soi-même.
  • Nyasa = un placement, un ordre particulier, un arrangement particulier…

Vinyāsa, signifie donc qu’il y a une progression précise, établie avec beaucoup d’intelligence, pour aborder une posture comme pour en sortir.

Avidyā

l’ignorance ; la non connaissance ou la connaissance viciée.

il y a quatre aspects à la non-connaissance :

  • Le premier, c’est asmitā, c’est l’élément du « je » qui nous pousse sans cesse : « je dois le battre », «  je suis le plus grand », « je sais que j’ai raison », «  je ne peux me tromper »,…
  • Le second, c’est rāga, l’attachement ou le désir, nous désirons aujourd’hui quelque chose qui nous a donné du plaisir hier bien que nous n’en ayons pas besoin
  • Le troisième, c’est dveṣa (द्वेष), qui est en quelque sorte l’opposé de rāga, mais avec des effets différents. Lorsque l’on n’obtient pas ce que l’on désire, on se met à le détester ou on traverse une expérience déplaisante qu’on ne souhaite pas répéter.
  • Le quatrième, abhiniveśa (अभिनिवेश ) qui est à l’origine de la peur. C’est là l’aspect le plus mystérieux d’avidya. Quelle que soit sa source, abhiniveśa a des ramifications à tous les niveaux de notre existence quotidienne. Nous nous sentons fragilisés. Nous éprouvons de la peur dans notre existence. Nous craignons le jugement porté sur nous par autrui ou par nos proches. Nous sommes perturbés lorsque notre manière de vivre est menacée. Nous refusons de faire face à la vieillesse. Tout cela a sa source dans abhiniveśa, le quatrième enfant d’avidyā. Ce sont ces quatre enfants, séparément ou combinés, qui nous empêchent de voir clairement.

Asmitā

le sens du « je » ou l’égoïsme; la cause de l’égo (Ahaṃkāra), l’un des cinq facteurs des afflictions (kleśa).

Rāga

Ce mot signifie : couleur, teinte, la passion, attirance… dans la musique classique indienne. Chaque râga est lié à un sentiment « rasa », une émotion, une saison, une heure du jour. Il y a neuf rasa.

Viveka Cūḍāmaṇi

« Le plus beau fleuron de la discrimination », ouvrage écrit par le grand maître du Vedānta, Ādi Śaṅkarācārya, au VIIIe siècle, composé de 580 versets. Il parle de la non-dualité propre à la philosophie de l’Advaita Vedānta.

Yajña

ce terme désigne le rituel du sacrifice védique du feu, destiné à honorer les Dieux, par des chants et des offrandes. Lors du passage de l’époque védique à l’hindouisme le Yajña sera remplacé par la Pūjā.