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Le « Pongal », chez Arul ou avec le « Tourisme Office »…

A Mahābalipuram, vous aurez le choix entre deux possibilités pour participer à cette merveilleuse fête, le Pongal, l’une des plus colorées du sud de l’Inde.

En effet, vous pouvez pendant votre session d’Ashtanga Yoga du mois de janvier participer à cet événement riche en couleurs et en musique.

  • Le « Tourisme Office » organise chaque année pour ces festivités du Pongal, une visite dans un village traditionnel à quelques km de Mahābalipuram (chant, danse, puja, etc.).
Pongal chez Arul

Pongal chez Arul

  • Mais si vous préférez vivre cet évènement dans une famille traditionnelle indienne dans un petit village à 4 km de Mahābalipuram, un de nos amis indiens « Arul » invite les participants à la session d’Ashtanga Yoga à partager la cérémonie de la Puja et le repas typique du Pongal.

Signification des Rangoli(s), un art éphémère

Dans toute l’Inde, peu après le lever du jour, chaque matin, les femmes décorent le seuil de leurs maisons, par des dessins simples ou complexes, tracés avec de la poudre de riz, blanche ou colorée, suivant un rituel bien établi.

Le soir, au crépuscule ces représentations sont effacées. Ainsi chaque matin à l’aube, un dessin nouveau est créé. Traditionnellement, les femmes sont responsables de l’entretien et de la décoration du foyer, mais elles sont aussi garantes de la représentation des signes auspicieux, représentation sacrée du lien entre le microcosme et le macrocosme.

 Véritable mandala(s) de l’éphémère, ces images créés le matin à seule fin d’être détruites le soir, sont un rappel de l’immanence de toute chose : que toute chose a une fin et finalement retourne à la terre ! Les noms attribués à ces décorations, varient selon les régions. En Inde de l’Ouest, par exemple, on les appelle Rangoli (du sanskrit Ranga, signifiant colorier, teinter), dans le Sud, on les nomme Kolam et dans l’Est  Alpana (de Alpa : petit,  insignifiant).

Défiant l’art classique Hindouiste et Mogol, les rangolis nous ravissent avec leurs motifs simples ou complexes, bourrés de fantaisie. La spontanéité de la création, laisse jaillir formes et couleurs dont l’harmonie nous enchante. C’est une invitation permanente pour le passant d’un instant, au plaisir de recevoir ce geste gratuit, cet art spontané pour partager un élan lumineux du cœur…

Il y a aussi des « rangolis » dans les lieux sacrés et les temples hindouistes symboles géométrique au pouvoir de protection et support à l’introspection méditative. Dans certain texte du « yoga » et « tantrique », on parle de représentation de la Vérité au point central d’énergie , le « Bindu ».

Pongal, la fête de la moisson du riz et des vaches

Le Pongal, c’est la fête de la moisson du riz et des remerciements. Elle se fête généralement en famille, à la maison et dure quatre jours, c’est l’une des fêtes les plus colorées de l’Inde du sud. Elle suit le calendrier solaire. C’est un peu la Pâques indienne, le moment où les maisons sont nettoyées à fond. La maitresse de maison (avec l’aide de sa fille) dessine un Rangoli ou Kolam devant leur porte sur la rue. Les vaches sont peintes et décorées. On cuit du riz avec du sucre de canne et des épices dans une grande marmite, jusqu’à ébullition et débordement, que l’on partage avec tous.

Le Pongal est une fête séculière fixée partout en Inde au 14 janvier appelé Makara samkrānti. Le soleil inverse sa course du tropique du Sagittaire (Dhanu Rachi) au tropique du Capricorne (Makara Rachi), ou tropique du crocodile (makara). « Samkrānti » désigne «le mouvement du soleil d’un signe du zodiaque à l’autre ». Il y a donc douze « samkrānti », qui sont considérés comme des jours auspicieux, suggérant un nouveau commencement, le début d’une phase de bon augure dans la culture indienne…

Makara Samkrāmana réveille tous les pouvoirs latents dans l’homme, non seulement pour l’épanouissement de sa personnalité à son plein potentiel, mais aussi pour le bien-être et la gloire de la société dans son ensemble.

La philosophie hindoue fait l’éloge de l’activité humaine comme une valeur suprême sans lequel rien ne peut être atteint dans la vie. Dans un Subhaashita, il est écrit :

Udyamam saahasam dhairyam buddhisshaktih paraakramaha |

Shadete yatra vartante tatra devaassahaayakrit | |

Les Dieux aideront ceux qui affichent les six attributs : l’activité, l’audace, le courage, la sagesse, la force et le courage.

Le tout dernier śloka (श्लोक) de la Bhagavad-Gītā (भगवद्गीता) met également en évidence la nécessité suprême des efforts de l’homme dans tous les domaines de la réalisation humaine :

Yatra yogeshwarah Krishno yatra Paartho dhanurdharah |
Tatra shreervijayo bhootirdhruvaa neetirmatirmama | |

Là où est le Seigneur Kṛṣṇa, le maître de yoga, là ou est Partha (Arjuna) l’archer, là sont aussi, je l’affirme, la victoire, la gloire, la richesse, et la direction permanente de la sagesse éternelle

Au cours du premier jour (Bhogi Pandigai), toute la nuit, les enfants frappent sur un petit tambour à main autour d’un feu de vieux tissus, de vieux vêtements, de vieilles nattes qui sont jetés et brûlés, symbolisant la destruction du mal. Traditionnellement on cassait les ustensiles de cuisson en terre, marquant ainsi le début d’une nouvelle vie. Des motifs décoratifs ou rangolis sont tracées sur le sol devant chaque demeure.

Le deuxième jour (Thai Pongal), tôt le matin, on met à bouillir dans de nouveaux pots en terre, le riz nouvellement récolté avec du lait frais et de la mélasse ou du sucre brun et de la cardamome, en laissant le mélange déborder pour attirer la bonté des Dieux. Les gens préparent des en-cas et des desserts, se rendent visite l’un l’autre et échangent des vœux.

Le troisième jour (Maattu Pongal) est destiné à rendre grâce aux vaches et aux buffles qui servent à labourer les champs. On peint des motifs sur ceux-ci, on les orne de fleurs et on les nourrit de riz nouveau avant de les promener dans les rues au son d’une musique de fête.

Dans certains villages, une course de jeunes taureaux, assez violente, appelée Jallikattu, est l’attraction de la journée ou bien une course de chars d’attelage avec des bœufs.

Le dernier jour (Kaanum Pongal), les jeunes gens se réunissaient sur les rives des rivières pour y chercher un futur conjoint mais cette pratique est tombée aujourd’hui en désuétude. Durant cette période les gens mangent des morceaux de canne à sucre et en décorent leur maison. Les hommes tentent également d’attraper des liasses de billets accrochées aux cornes des bœufs.

La fête a également une signification astrologique : elle marque le début de la période de l’Uttarayana, celle où le soleil parcourt dans le ciel durant six mois sa course la plus septentrionale. Dans l’hindouisme, Uttarayana est considéré comme une période favorable durant laquelle on planifie les évènements importants.

 

A Mahābalipuram, vous pouvez pendant votre session d’Ashtanga Yoga du mois de janvier participer à cet événement riche en couleurs et en musique, en effet le « Tourisme Office » organise chaque année pour ces festivités du Pongal, une visite dans un village traditionnel. 

Om Shanti