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Viparyaya

c’est un terme sanskrit qui signifie, selon les Yoga Sūtra de Patañjali, la connaissance viciée ou le jugement erroné fondé sur les sens au moyen de la perception d’objets qui semblent être réels mais non basé sur leur nature véritable. C’est un des cinq Vṛtti  dans ce système philosophique. Viparaya est de cinq sortes qui sont :

  • avidyā : l’ignorance; la non connaissance, la connaissance viciée
  • asmitā : le sens du « je » ou l’égoïsme;
  • rāga : la passion;
  • dveṣa : l’aversion ou la haine;
  • abhiniveśa : l’attachement à l’existence.

Arubathumoovar

festival dédié aux 63 saints Shivaïtes (Nayanmars) qui se déroule en Mars-Avril à Chennai. Une fois par an, les statues sont transportées dans un cortège coloré, riche en guirlandes de fleurs, musiques et chants dans les rues de Mylapore. Cérémonie de l’Arati (Puja) tous les 5 mètres, offrandes et prasad(s) sont distribués, l’Inde vivante dans ses traditions, à voir…

Yama

dans les Yogasūtra, « yama » correspond au premier membre (aṅga) du Yoga, ce terme signifie :  « contrôle de soi », « devoir moral », « règle », « observance ». C’est le code de conduite morale envers les autres. Yama, comprend cinq observances : ahimsā, satya, asteya, brahmachārya et aparigraha. C’est la première étape de l’Aṣṭāṅgayoga ou rāja yoga.

Yoga Korunta [Y.K.]

titre de l’ouvrage d’un ṛṣi des temps anciens appelé Vanama, redécouvert par Sri Tirumalai Krishnamacharya à la bibliothèque universitaire de Calcutta sur le Yoga. L’enseignement du Yoga Korunta est basé sur ce manuscrit écrit sur des feuilles de palmier rédigé entre 500 et 1500 avant Jésus Christ. Il comporte la description des différentes séries d’āsana(s) avec la description de comment entrer dans la posture et en sortir, la durée de la position comptées sur la respiration, etc.
Sri T. Krishnamacharya qui enseignait alors une autre méthode de yoga, transforma pour la troisième fois son enseignement. Il demanda à Shri K. Pattabhi Jois de se vouer exclusivement à cette méthode de Yoga original connu aujourd’hui sous le nom d’Ashtanga Yoga.

Vinyāsa

Le terme Vinyāsa vient de :

  • Vi = fait avec intelligence, de manière spécifique, avec sagesse…
  • Vid = savoir (Vidya, la connaissance)
  • Vinaya = discipline et humilité. L’art de ne pas blesser les autres ou soi-même.
  • Nyasa = un placement, un ordre particulier, un arrangement particulier…

Vinyāsa, signifie donc qu’il y a une progression précise, établie avec beaucoup d’intelligence, pour aborder une posture comme pour en sortir.

Yoga sūtra ou Yogasūtra [Y.S.]

ouvrage en sanskrit de Patañjali, c’est un recueil de 195 / 196 sūtra (versets, aphorismes) phrases brèves, appartenant à la philosophie indienne du yoga. Le Yogasūtra  est divisé, en 4 chapitres (Pāda) : Samādhi pāda, Sādhana pāda, Vibhūti pāda, Kaivalya pāda. C’est dans le Sādhana pāda, que Patañjali, décrit l’Aṣṭāṅga yoga.

Voici les huit « membres » (aṅga), étapes ou branches du Rāja-Yoga.

  1. Les interdictions yama (यम) ou yamarāja (यमराज), les cinq préceptes
  2. Les injonctions niyama (नियम ) au nombre de cinq
  3. Les attitudes corporelles les āsana (आसन) au nombre de 8 400 000, dont la plus célèbre : padmāsana
  4. La discipline respiratoire prāṇāyāma (प्राणायाम), qui règle strictement l’inspiration et l’expiration dans la pratique posturale, et la retenue du souffle dans les techniques de contrôle du souffle.
  5. La rétraction des sens pratyāhāra
  6. Qui conduit le sage à dhāraṇā (धारण)
  7. Qui se poursuit par la méditation dhyāna (ध्यान)

Qui se parachève par l’achèvement et contemplation de l’Esprit Samādhi (समाधि).

Avidyā

l’ignorance ; la non connaissance ou la connaissance viciée.

il y a quatre aspects à la non-connaissance :

  • Le premier, c’est asmitā, c’est l’élément du « je » qui nous pousse sans cesse : « je dois le battre », «  je suis le plus grand », « je sais que j’ai raison », «  je ne peux me tromper »,…
  • Le second, c’est rāga, l’attachement ou le désir, nous désirons aujourd’hui quelque chose qui nous a donné du plaisir hier bien que nous n’en ayons pas besoin
  • Le troisième, c’est dveṣa (द्वेष), qui est en quelque sorte l’opposé de rāga, mais avec des effets différents. Lorsque l’on n’obtient pas ce que l’on désire, on se met à le détester ou on traverse une expérience déplaisante qu’on ne souhaite pas répéter.
  • Le quatrième, abhiniveśa (अभिनिवेश ) qui est à l’origine de la peur. C’est là l’aspect le plus mystérieux d’avidya. Quelle que soit sa source, abhiniveśa a des ramifications à tous les niveaux de notre existence quotidienne. Nous nous sentons fragilisés. Nous éprouvons de la peur dans notre existence. Nous craignons le jugement porté sur nous par autrui ou par nos proches. Nous sommes perturbés lorsque notre manière de vivre est menacée. Nous refusons de faire face à la vieillesse. Tout cela a sa source dans abhiniveśa, le quatrième enfant d’avidyā. Ce sont ces quatre enfants, séparément ou combinés, qui nous empêchent de voir clairement.

Yoni

ce terme désigne : un « signe, lieu », l’origine, le féminin, les organes génitaux féminins. Souvent associé à la représentation masculine du Śiva liṅgaṃ, la Yoni l’entoure.

Asmitā

le sens du « je » ou l’égoïsme; la cause de l’égo (Ahaṃkāra), l’un des cinq facteurs des afflictions (kleśa).